Parcours

« Est-ce que la beauté serait de battre au rythme du temps ? »

Né en 1958 à Buenos Aires en Argentine, Adrian Doura vit en France depuis 1982. Il obtient un diplôme de sculpture en 1989 à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris où il étudie sous la Direction de Tony Grand.
Après un long parcours de productions d’œuvres et installations non figuratives, conceptuelles et d’assemblage, il travaille sur le paysage à partir de 1993. Il développe, à partir du « Réalisme Magique » des années 20, un "Supra-réalisme" qui active chez le spectateur la mémoire des émotions promues par le "réel".

A Paris, il expose en 1986 à la Fondation Dosne-Thiers.
A Madrid, il obtient en 1990 le prix de l’Instituto de Cooperación Iberoamericana.
Il enchaîne entre 1991 et 1993 une série d’expositions parisiennes, à la Galerie de Nesle puis à la Galerie Catherine Fletcher.
Marseille l’accueille en résidence en 1993 au Château Fallet, puis à la Galerie du Tableau, à la Galerie J.F. Meyer et au Château de Servières.
Le Fonds Communal de la Ville acquiert une de ses oeuvres en 1997. Il obtient la même année le prix de la Fondation Regards de Provence. Deux de ses peintures entrent dans la collection privée « Vacances bleues » à Marseille.

« Dans le dialogue qui s’échange avec le paysage, une sensation de plénitude m’envahit. Je transcris cet émerveillement. La surface de l’eau ou de la terre, la ligne d’horizon et le ciel sont les motifs récurrents. Aucun indice ne permet d’apprécier précisément l’échelle. La perspective semble parfois vertigineuse. Le regard est sollicité par diverses profondeurs de champ qui sont autant les manifestations du temps arrêté que de l’espace infini. Cette immobilité apparente réalise les mouvements de l’esprit en phase avec le spectacle du monde. Peindre le paysage, refléter ce monde qui nous entoure, c’est peindre ce que je vois et ce que je ne vois pas, ce qui est et ce qui n’est pas. »

Il reçoit en 1998 une bourse de la Fondation Yves Saint-Laurent Couture, qui achète une de ses peintures. Il continue de peindre et de voyager à travers le monde, source inépuisable de son inspiration.

1998 marque son entrée en résidence au World Trade Center, New York, avec le Triangle Artist’s Workshop. En 1999, il retourne au World Trade Center en résidence avec le Lower Manhattan Cultural Council.

« La ville, greffée dans la topographie originelle, est l’œuvre et le théâtre de l’homme, de ses drames et de ses joies quotidiennes. Transcrire cette émotion d’être là, devant, dedans. »

A Buenos Aires, il expose régulièrement de 2001 à 2012 à l’espace Miguel Frías Arte Latinoaméricano.
A Paris, « l’Observatoire de l’Argentine Contemporaine » expose ses œuvres à La Maison de l’Amérique Latine en 2002 et au Sénat de la République Française (Palais du Luxembourg) en 2003.
A Marseille, il expose à la Galerie Athanor en 2003 et 2004. En 2005, il participe à «  Cent Regards sur Marseille » au Palais des Arts et expose à nouveau au Château de Servières.
De retour à Paris, il expose au Musée de la Marine (Salons de la Marine de 2005 et 2007), et à l’Espace Commines (2005).
Il participe à Art-Istanbul en Turquie, en 2006, avec la Galerie Artecité.
La Galerie du Consulat Général d’Argentine de New York l’expose en 2006. Il participe à l’Armory Show en 2007.
A Palm Beach, il est présent au Fine arts and antique show de 2006 et 2007.

A Paris, le Collectif Argentin pour la Mémoire intègre son travail à l’exposition « Art et Mémoire » organisée à la Galerie Argentine (2010) et en 2011, il expose seul à la Galerie Argentine.

A l’automne 2011, la mairie d’Arles choisit de lui donner carte blanche avec l’installation intitulée « Traverser » dans la Chapelle Saint Anne.
En 2012 et 2014, dans le cadre des Journées du patrimoine, il expose un fragment du « Polyptique Traverser » dans l’Eglise Saint Germain l’Auxerrois, à Pantin, Paris.
Au mois de novembre 2012, il présente à la Maison de l’Amérique Latine de Monaco l’exposition « Tours et détours ».
L’année 2015 est marquée par sa participation à une exposition collective à la Maison de l’Argentine de Paris ; participation réitérée en 2016.
2016 marque aussi l’acquisition d’une de ses toiles par le Fond Communal de la Ville de Pantin, Paris (Collection Publique).

Nombre de collectionneurs ont ainsi croisé son chemin à travers le monde.

- Voir aussi  :  Curriculum Vitae

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